COMPAGNIE BOUKOUSOU

"Paraboles du corps, Odyssée abyssale, Un
rituel pour enlacer l'espace, une espèce de
krik pour interpeller la cour quand elle dort"

Masonn (Murs) en création

Dans la continuité du questionnement sur les aliénations contemporaines, MASONN (Murs), qui est le 3ème volet d’un triptyque chorégraphique initié par DEPWOFONDIS et J’HABITE UNE BLESSURE SACREE, explore la question du même et de l’autre.

Sujet sensible, s’il en est, il fait de plus en plus l’objet d’une frilosité croissante voire de sentiments aussi opposés que l’envie et la peur voire la haine vis à vis de l’autre. Sujet récurrent depuis la nuit des temps, le thème de l’altérité est indissociable de tous ces bouleversements nés des migrations postcoloniales. Il met en exergue la question du vivre ensemble.

A la base de ce projet : les mémoires corporelles. Ce qui les oppose, ce qui les relie.

Max Diakok a voulu mettre en valeur la façon dont la relation entre des singularités devient un objet de malentendus. Le dispositif vidéo-scénographique renforce ces diverses illusions.

Enfin, ce thème lui renvoie à la notion de territorialité propre au règne animal, reliée au concept de proxémie créé par l’anthropologue Edward T. Hall.

« Les murs qui se construisent aujourd’hui (au prétexte de terrorisme, d’immigration sauvage ou de dieu préférable) ne se dressent pas entre des civilisations, des cultures ou des identités, mais entre des pauvretés et des surabondances, des ivresses opulentes mais inquiètes et des asphyxies sèches (…) Les murs menacent tout le monde, de l’un et l’autre côté de leur obscurité. » (Patrick Chamoiseau et Edouard Glissant).

Pour ce projet, le chorégraphe s’est entouré d’interprètes issus des danses urbaines et de la danse afro-contemporaine.

Article-Jacques-Denis-libération.pdf

Extrait de l’article de J Denis (Libération): S’agissant de la transe dans le Gwoka… « L’esprit, comme la gestuelle de ce secret séculaire, infuse ainsi dans les danses dites urbaines comme contemporaines. Max Diakok a été le témoin de cette évolution, lui qui a commencé par pratiquer le Gwoka en autodidacte, dans les campagnes. «On apprenait par mimétisme et immersion. Chaque danseur était une école. Le gwoka rural m’a montré la résistance et la résilience qu’il contenait.» C’est ainsi que cet homme, qui adopta les positions indépendantistes, a tissé une poétique de la relation au gwoka, qu’il décline depuis dans des transpositions contemporaines ou plus récemment en rapprochement avec le hip-hop, ou la house. Coup de pied guerrier, sens du défi, travail sur l’axe, l’asymétrie, rapport au sol, rapport articulaire, sont autant d’outils pour établir «un langage gestuel, qui fait émerger une danse en soi, faite de traces. Je traque cette énergie, quelque chose qui n’est pas formel mais qui pousse les danseurs comme les tambourinaires à se dépasser. Comment on habite la ronde. Comment le pied posé dans cet espace vous modifie.»

Galerie photos

Dossier-Masonn cie-Boukousou-.pdf

Première du spectacle (suite aux annulations)

09/04/21 – Première-Le Moustier (Thorigny) – scolaire – 14h

10/04/21 – Le Moustier (Thorigny) – 20h30

7 au 29/07 – Théâtre Golovine (Avignon) – OFF danse

Autres dates de spectacle

Sorties de résidence

27 et 28/11/2020 – Centre Culturel Le Moustier – Thorigny-sur-Marne

06/11/2020 – La Chaufferie – Cie DCA Decoufflé – Saint-Denis

19/09/2020 – Centre Culturel Le Moustier – Thorigny-sur-Marne

06/12/2019 – Cie Käfig – Centre Chorégraphique National – Créteil

Distribution : Chorégraphie : Max Diakok, Vidéo & scénographie : Claudio Cavallari, Interprètes : Maryem Dogui, Esther Trusendi, Jérémie Polin dit Raza et Omar Cretella, Lumière : Anthony Valentin & Jérôme Bertin, Costumes : Peggy Housset. Musique originale : Rico Toto. Interprètes : Jaklin Etienne, Nathalie Jeanlys, Franck Nicolas, Olivier Juste et Rico Toto.

Lieux partenaires :  CCN de Créteil, CDCN de Cayenne,  Le Moustier (Thorigny), La Chaufferie Cie DCA Decouflé (Saint-Denis), Le Nouveau Gare au théâtre (Vitry)

Accueil Studio : CND (Pantin), Conservatoire de musique et de danse de Saint-Denis, Raviv, L’Orfèvrerie (St Denis), Théâtre Golovine (Avignon).

Soutiens : FEAC : Ministère de la culture, Ministère des Outre mer, Anct, Spedidam (création chorégraphique & Bande originale), Fondation pour la mémoire de l’esclavage, Ville de Saint-Denis.

En cours :  Adami, Région Guadeloupe, Mairie de Paris. Région IdF.